D’un projet humanitaire réussi… à une attache profonde pour l’Ethiopie

sof_omarEn 2008, j’ai eu la chance de passer plusieurs mois à Addis Abeba en mission pour SOS Enfants Ethiopie. Je venais de terminer mes études et je souhaitais à ce moment m’investir dans un projet humanitaire tout en mettant à profit mes compétences techniques. (photo prise dans les grottes de Sof Omar, lors d’un séjour dans la région du Balé.)

 

 

 

Sof Omar est un village des basses terres qui s’étend le long des gorges de la rivière Web. Ici, elle se perd dans un labyrinthe souterrain, le plus vaste de l’Afrique. L’érosion y a façonné un admirable ensemble de porches, salles majestueuses, arches, piliers. Sublime paysage minéral, la rivière Web qui s’y écoule ajoute la musique de l’eau à cette échappée en terre souterraine. En simple randonnée insolite, ou avec un matériel de spéléologie, ce lieu retient par sa magie.

 
Grottes de Sof Omar, rivière du web

Une très belle photo de Damien avec qui j’ai fait cette excursion

 

 

Ma mission qui se déroulait à l’orphelinat du Toukoul consistait à mettre en place des outils informatique et bureautique pour faciliter toute la gestion administrative de l’ONG. En effet, elle faisait travailler alors près de 500 personnes à Addis et dans les différents centres à travers le pays. De plus, je devais également préparer et former le personnel sur place à l’utilisation de ces nouvelles techniques. A cette occasion, j’ai vraiment pu prendre conscience des efforts faits par chacun au Toukoul pour venir en aide aux bébés et aux enfants orphelins présents.

centre d'Awassa

En joyeuse compagnie enfantine dans un centre SOS

Etant resté profondément attaché à l’Ethiopie, j’y suis revenu à plusieurs reprises pour voyager et visiter le reste du pays. Merci à Summertime Tour and Travel qui a organisé mes séjours humanitaire et touristiques et m’a permis ainsi de les vivre pleinement

Dans le nord d’abord, où j’ai vu les chutes du Nil bleu, les églises taillées dans la roche à Lalibella, le monastère de Debre Damo où les moines doivent faire de l’escalade pour y accéder…

 

débré damo 2-2

L’escalade de la falaise à l’aide de la corde de cuir tractée – Un logis sur l’Amba

Le monastère de Débré Damo (ou Debra Damo) se situe à une petite quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Adigrat, dans la région du Tigré. Son église date du VIe siècle. Sa situation est exceptionnelle : au sommet d’une falaise, sur un « amba » (montagne aride aux parois abruptes et vertigineuses et se terminant par un plateau culminant). La seule façon d’accéder à Débré Damo est d’en escalader les 15 m de falaise à l’aide d’une « jendé » (sangle de cuir tractée depuis le sommet et symbolisant le serpent). Le monastère est interdit aux femmes. Même le bétail qui paît sur l’amba, où vivent quelque trois cents moines, doit être exclusivement mâle.

Cette région correspondant à l’antique Abyssinie offre un très riche patrimoine historique et culturel. Ensuite, Harar, les montagnes reculées du Bale et ses nyalas jusqu’au sud plus sauvage où la nature offre des paysages grandioses. Il y en a vraiment pour tous les goûts des voyageurs.

De toutes ces expériences, je retiendrai surtout qu’elles ont été pour moi l’occasion de faire de belles rencontres. Que ce soient avec mes compagnons de travail au Toukoul ou bien avec ceux rencontrés au hasard de mes voyages, les échanges ont toujours été riches. Les contacts ont été très chaleureux avec les éthiopiens et il m’est arrivé bien souvent d’être invité à partager un repas attablé autour d’un doro wat (poulet en sauce, plat typique éthiopien – recette jointe après la galerie) aux sons envoutants de la musique traditionnelle éthiopienne.

… Segota 1 : musique traditionnelle Amhara (avec arrangements jump) extraite de l’album « Jump to Addis ».

 

Des instants mémorables…

Benjamin

 

Recette du Doro wat

Couper le poulet en 12 morceaux :
– le cou en deux morceaux
– les deux ailes avec les escalopes
– les deux cuisses séparées du haut du pilon (= 4 morceaux)
– le dorsal séparé du bas
– couper le croupion et couper en deux le bas du morceau
– la poitrine

Bien nettoyer le gésier et le couper en deux. Nettoyer le cœur sans le couper. Essuyer le foie.
Prendre un grand saladier, y verser 30 cl d’eau, 1 poignée de sel, et le jus de citron ainsi que sa peau (avec un économe).
Ensuite, mettre les morceaux de viande, cœur et gésier, et laisser tremper 10 min, en les retournant de temps en temps pour bien laver la viande et donner du goût au poulet.
Rincer et enlever le gras du poulet. Mettre au frais.

Hacher les échalotes (sauf une), les oignons et la moitié des gousses d’ail.

Mettre dans une cocotte avec 15 cl d’eau.
Laisser cuire en ajoutant un peu d’eau jusqu’à brunissement.
Ajouter le piment et un peu d’eau.
Laisser cuire 5 mn … surveiller en ajoutant de l’eau.
Ajouter l’huile et le beurre.
Laisser saisir et remuer de temps en temps.

Éplucher et couper les tomates en petits dés.
Mélanger le jus de tomate concentré et ajouter l’échalote.
Ajouter le tout dans la cocotte.

Laisser cuire 15 mn à feu doux, puis rajouter l’hydromel.

Hacher le restant d’ail, le gingembre frais ou en poudre, sel, poivre, et le Kororima. Réserver.
Mettre les morceaux de poulet (sauf le foie) en cocotte, mélanger.
Laisser cuire 5 mn, puis ajouter le restant d’ail, gingembre, Kororima.
Laisser cuire 30 min, en remuant de temps en temps.
Ajouter le khemem.

Griller le foie du poulet, le couper en deux, et le rajouter dans la sauce.
Pendant ce temps, faire cuire les œufs comme des oeufs à la coque : blanc cuit, jaune liquide.
Après les avoir épluchés, les piquer avec une fourchette. Doucement…sans les éclater ou faire couler le jaune…
Après les 30 min de cuisson du poulet, couper le feu et ajouter les œufs.

Puis laisser refroidir.

Il faut que les œufs soient bien immergés (pour que la sauce pénètre dans le jaune d’œuf par les trous)

Laisser refroidir (au frais) et réchauffer à feu doux (le lendemain) pour plus de saveurs …

Server avec l’Ingera et manger sans couverts … 😉

 

 

 

Une réponse to “D’un projet humanitaire réussi… à une attache profonde pour l’Ethiopie”

  1. Sylvie Bauche

    Bonjour, je suis en train d’écrire un roman dont le héros est éthiopien. L’histoire se situe au moyen âge, votre témoignage accompagné de vos photos sont une aide. Votre projet aura été une belle expérience. Bravo

    Répondre

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